FAMILLES EN THERAPIE (Salvador Minuchin, Haward University, 1974)
UN MODELE FAMILIAL
L’homme doit vivre en groupe pour survivre.
Besoin essentiel du jeune enfant: personnage maternel pour nourrir, protéger, éduquer. Fonctions de la famille :
a) protection psycho-sociale de ses membres.
b) ajustement à une culture et transmission de cette culture.
La famille constitue la matrice de l’identité : elle développe le sentiment d’appartenance Et le sentiment d’être séparé. La famille changera tout comme la société. C’est: - un système socio-culturel ouvert en transformation. -
Elle se développe en traversant un certain nombre de stades qui exigent une restructuration. -
Elle s’adapte aux changements de circonstances afin de maintenir sa continuité et favoriser la croissance psycho-sociale de chaque membre.
STRUCTURE DE LA FAMILLE Réseau invisible d’éxigences fonctionnelles qui organise la façon dont intéragissent les membres de la famille.
La répétitions des transactions établit des patterns de comment, quand et avec qui on entre en relation. Ils régulent le comportement des membres de la famille, et sont maintenus par 2 systèmes de contraintes:
a) les règles universelles et générales (hiérarchie du pouvoir, complémentarité de fonctions,…)
b) les règles spécifiques (attentes réciproques des membres), dont souvent l’origine se perd dans des années de négociations explicites et implicites.
Le système se maintien de lui-même; il offre une résistance aux changements qui dépasseraient un certain niveau.
La structure de la famille doit être capable de s’adapter quand les circonstances changent. Elle doit être capable de se transformer elle-même.
Le système familial se différencie et s’aquitte de ses fonctions au moyen de sous-systèmes.
Chaque individu appartient à différents sous-systèmes dans lesquels il a différents degrés de pouvoir et dans lesquels il a appris des compétences diférentes (ex: un homme peut être un fils, un neveu, un grand frère, un mari, un père, etc…)
Les frontières d’un sous-systèmes sont les règles définissant qui y participe et comment. La fonction est de protéger la différenciation du système.
Pour un bon fonctionnement familial, les frontières des sous-systèmes doivent être claires. On appelle les 2 extrêmes :
“enchevêtrement” et “désengagement”. Ces termes se rapportent à un style transactionnel ou à une préférence pour un type d’intéraction, et non à une différence qualitative entre fonctionnel et dysfonctionnel. Toutefois, fonctionner aux 2 extrêmes indique des zones de pathologie possible.
Sous-système conjugal: Il se forme quand deux adultes de sexe opposé s’unissent avec le but déclaré de former une famille. Il a des tâches spécifiques qui demandent des savoir-faire essentiels: - la complémentarité et l’adaptation réciproque. Le sous-système conjugal peut devenir un refuge contre les stress externes et la matrice des contacts avec d’autres systèmes sociaux; il peut favoriser l’apprentissage, la créativité et l’épanouissement. Mais les membres d’un couple peuvent aussi activer les aspects négatifs de l’autre. Un époux peut mettre l’accent sur l’amélioration et le “sauvetage” de l’autre, et ainsi le disqualifier. Il doit avoir une frontière qui le protège de l’ingérence des demandes et besoins des autres systèmes.
Sous-système parental : A la naissance du premier enfant, le sous-système conjugal doit se différencier pour remplir les tâches de socialisation de l’enfant, sans perdre le soutien mutuel. Il doit exister une frontière qui doit permettre à l’enfant l’accès à ses deux parents tout en l’excluant des fonctions conjugales. Le sous-système parental doit se modifier pour répondre aux demandes de l’enfant qui grandit ( autonomie et guidance), l’autorité devient souple et rationnelle.
Sous-système fraternel : C’est le premier laboratoire de vie sociale. Les enfants se soutiennent, s’isolent, se prennent comme bouc émissaire et apprennent les uns des autres comment négocier, coopérer, rivaliser. Lorsque les enfants entrent en contact avec le monde des pairs extérieurs, ils apprennent d’autres façons d’entrer en relation, et rapportent ces nouveaux savoir-faire dans le monde de la fratrie. L’adaptation de la famille aux stress
sources de stress différentes:
a) contact stressant d’UN ou de TOUTE la famille avec des agents extra-familiaux, ex: - le mari a du stress au travail, il critique sa femme en rentrant le soir, ce qui provoque éloignement, contre-attaque ou dispute, qui se solde par soit une mise au point satisfaisante, soit une escalade avec abandon. - dépression économique, déménagement, famille transplantée peut avoir des problèmes à s’adapter à la culture dominante.
b) périodes de transition dans l’évolution de la famille, où les conflits surviennent inévitablement (négociation des périodes de transition + adaptation = évolution)
c) problèmes particuliers, ex: enfant nommé "débile", handicap physique, maladie grave,deuil,etc.

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